Rappel historique :
Extrait de l'Histoire du Valois par Dujardin <<Au cours de la campagne de 1815, alors que les troupes Françaises faisaient retraite, la Division Vandamme Ctait arrivée à Soissons le 27 Juin au soir. Le 28 elle en repartait à une heure du matin, pour continuer son mouvement de retraite par La Ferte-Milon.
Le général venait de s’engager dans la forêt lorsqu’il entendit une canonnade du côté de Villers-Cotterêts. Il força sa marche et au moment où le détachement d’avant-garde débouchait dans la plaine de Saint-Remy, l’officier qui le commandait fut tué d’une balle au front. Il était 6 heures du matin. A 7 heures Pirch et ses Prussiens battaient en retraite, une dame de Villlers-Cotterêts, Madame Legrand nous a raconté que son père, se trouvant dans la rue quand le corps Vandamme traversait la ville, aperçut un Français portant autour du cou un mouchoir ensanglanté. Le croyant blessé il lui offrit ses soins. A Non répondit le soldat, je n’ai rien, c’est la cervelle de mon lieutenant. Ils ont tué mon lieutenant, mais je I’ai bien vengé. En parcourant le ohamp de bataille, des habitants trouvèrent le cadavre de cet officier. Ils lui creusèrent une fosse à l’endroit même oh il gisait. Plus tard, les anciens soldats de la contrée élevèrent un petit monument à ce jeune lieutenant, victime des grandres guerres de la République et de l’Empire.
Pendant soixante ans, ils firent de pieux pèlerinages à cette tombe. Ceux des vieux compagnons de gloire de Napoleon, qui vinrent terminer leur existence au dépôt de mendicité de Villers- Cotterêts, allaient cueillir des fleurs dans la forêt, ils en tressaient des couronnes qu’ils suspendaient à la croix de fer de leur officier, disaient-ils. Aucun des morts glorieux de cette longue epopée n’a été l’objet d’un culte aussi ferment. Tous cess vieux soldats sont morts aussi et la tombe de l’officier est abandonnte. La croix a eté brisée par un ouragan et le monument disparaît sous les feuilles et les ronces. Il est situé sous un grand hêtre, à droite et à 3 mètres de la route de Fleury, à environ 20 mhtres de la plaine de Saint- Remy et de la route de Soissons.
Pendant Iongtemps, aucun nom ne fut inscrit sur cette tombe. On ignorait comment s’appelait le vaillant officier qui, après la defaite, reposait à l’ombre de la forêt, comme un touchant souvenir de nos malheurs. Plus tard, en 1830, un capitaine du 31” de ligne, de passage à Villers-Cotterêts, fit connaître que l’officier tué se nommait MARIE. Il avait été son compagnon d‘armes, son ami. Tous deux servaient au même régiment lors du combat de la plaine de Saint-Rémy. En 1885 nous eumes la curiosite de faire des recherches au ministère de la Guerre.
En voici le résultat : Marie Etienne-Maximin, .né le 29 Mai 1790 à Goux (Tarn- et-Garonne), arrondissement de Moissac, canton de Montaigu, Etait fils d”Etienne et d’Elisabeth Gary. Entré au service le 30 Mai 1810 à sa sortie du lycée de Cahors, fourrier le 28 Aout 1810, sergent-major le 20 Décembre 1812, sous-lieutenant le 30 Janvier 1814. Blessé par une bale à la cuisse gauche le 30 Mars 1814 devant Paris. Resté sur le champ de bataille de Villers-Cotterêts le 28 Juin 1815.
Il avait fait les campagnes de 1810 à 1812 en Espagne et au Portugal, celle de 1813 à 1814 à la grande armée et de 1815 (France). MARIE appartenait au 50 de ligne lorsqu'il a ete tué Ce regiment etalt devenu le 46è en 1814 et de nouveau 50è de ligne en 1815.
REPORTAGE PHOTOS DE LA CEREMONIE DU 28.06.2026 A VILLERS COTTERÊTS :


La Délégation APAC Aisne était représentée par son Délégué Bruno DECHELLE accompagné de Cornélis VAN NIEL et Marcel DARTINET, tous deux porte-drapeaux.
(photos : Gérarld PATA)